Une première page de L’Info du Nord « Ça va mal chez les Sproutes »

Pas tous les jours qu’on fait la première.

Robert Lafontaine lance début août sa nouvelle bande

dessinée « L’Égrégore d’Igor ». Ce cinquième Ilvre de l’auteur

nous plonge dans un monde farfelu, à la fols ésotérique,

humoristique et satyrique.

Robert Lafontaine se considère comme un écrivain qui

dessine. « Ce que j’alme avant tout, c’est l’écriture. Je grif-

fonnais, mais j’écrivais surtout, et à un moment donné, je

me suis dit qu’un dessin vaut mille mots, alors j’ai suivi des

cours », raconte cet artiste qui avait tout de même un cer-

tain talent à ce niveau-là avant de développer son expertise.

A ses débuts de bédéiste, dans les années 1985-1990,

il crée Phil Antropik, un personnage en forme de pied.

« J’ai réalisé que ça ne nourrissait pas son homme et sa

famille, alors je suis allé faire des caricatures dans des

festivals, des lieux publics. Les corporatifs m’ont appro-

ché et j’ai gagné ma vie avec ça », souligne cet artiste

multidisciplinaire titulaire d’une maîtrise en biologie spé-

cialisé en mycologie.

Des gentils … mais des méchants aussi

Grâce sa formation de scientifique, cet Agathois se dit

organisé et monte un événement, 1001 visages. Il s’agit

d’une manifestation culturelle qui met principalement en

évidence le travail de caricaturistes et de dessinateurs

d’humour au travers d’expositions et de performances.

« Ça a été la meilleure expérience d’apprentissage de ma

vie, parce que c’est un moyen de rencontrer des politiciens,

des gens d’affaires, des partenaires, des artistes qui ont

déjà créé de l’événementiel et on apprend énormément à

plusieurs niveaux » , assure-t-i.

L’engouement pour l’événement a eu un gros impact sur

la carrière de Lafontaine, qui avait créé parallèlement sa

mascotte, le Sproute. . »Les gens aimaient mon personnage

et on m’a poussé à en faire quelque chose; j’ai donc écrit

Le Monde des Sproutes, qui est une étude ethnologique

sur une société plus évoluée que celle des humains. ». De

cette étude très poussée est née une bande dessinée, qui

lui a demandé un an de réflexion pour savoir comment, à

partir d’une société idéale où tout est beau et gentil, avoir

une dynamique d’histoire. ».J’ai un peu déchanté, car j’ai

appris qu’il existait des archétypes en écriture de BD, ou ça

prend des interactions entre des bons et des méchants »,

mentionne-t-il.  » Ç’a été difficile, mais je l’ai fait et je suis

rendu au cinquième livre et plus ça va, plus je m’amuse « .

L’humour, toujours!

Selon l’auteur, ce nouvel album, L’Égrégore d’Igor, est d’une

qualité supérieure aux autres. .   » Mon coloriste a fait des

effets magnifiques et j’ai mis le paquet autant au niveau

du scripte que du squelette ».  Il informe qu’égrégore est un

terme ésotérique, défini par une cristallisation de pensées

positives ou négatives. Dans son livre, Igor est un mauvais

et toutes ses pensées négatives empêchent que la télépathie fonctionne chez les Sproutes.

· »Il génère des nuages bruns avec son équipe de scien-

tifiques parce que lui trouve sa pensée et sa façon de

voir les choses très belles », explique l’auteur en confiant

qu’il rit encore de ses blagues. Et quand on lui demande

à qui s’adresse son livre, il nous invite a lire la page 3. La

réponse est singulière, mais on peut envisager une lecture

individuelle ou collective, pour mieux éclairer la compréhen-

sion das plus jeunes.

Réservations requises

L’Égrégore d’Igor est édité par Robert Lafontaine

en collaboration avec Distribulivre. Le 1°, le 2 et

le 3 août, il sera possible de rencontrer l’artiste

à la sulte de sa campagne de soclofinancement,

mais il est important de s’inscrire pour réserver

sa place.

Emmanuelle Mozayan-Verschaeve | everschaeve@medialo.ca

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